SOUVENIRS, SOUVENIRS
La bande de la Place du Marché‚
1942 1950

 J'ai  eu l'honneur de faire partie de la Bande de la Place  du  Marché.  Je tiens à témoigner que l'appartenance à cette bande est , 50 ans après, un de mes meilleurs souvenirs.

 Les  bandes actuellement sont mal vues,  elles l'étaient  sans doute autant à notre époque,  mais avec du recul, quels souvenirs !! 

Certes,   il ne reste rien  de notre domaine,  les cours,  les  granges et les écuries de la rue de l'Orme. 


 Nous  ne  devons pas le regretter.  Il nous reste au moins  la  nostalgie et les souvenirs de la bande de la place du Marché. 


 Comme  la télé n’existait pas et comme les logements étaient souvent inconfortables, notre seule volonté  était de  sortir  de  chez  soi et d'aller sur la  Place  du  Marché rejoindre la bande... 


 La  bande avait une hiérarchie naturelle de l'age,  les  chefs étaient les Debernardi et Paul Tranchant et Picton,  puis il y  avait le gros de la troupe :  Les Pampiglione au grand complet, ( ça faisait beaucoup entre les vrais Pampi et les faux et les Chemelo)  .  André Tranchant,  le  meilleur joueur de foot de la place du marché,  son surnom ( shoot ) ce  n'est  pas  ailleurs  qu'il l'avait mérité, André Verlucca (Zinzin),   Marcel Sibué, Robert Bordas, Jojo Raymond, Marcel Gaden, André Féjoz, Aldo Rossi, Ferdinand Taravel, Jeannot Collet, Emmanuel Col et sa sœur Juliette… 

 Suzanne  Negro  ne m'en voudra pas si je la mets  en  tête  de  liste des filles avec Huguette Champier, Colette Picton... 


Il y avait aussi les Champlong, mais, ils faisaient partie de ceux qui, comme les Debernardi, travaillaient beaucoup avec leur père. Mais eux, ils avaient été les rois de la « cariole à roulements ».  

 Une bande n'existait aussi que vis à vis des autres...   Celle  du  Palais de Justice était notre rivale,  mais  notre  plus cuisante  défaite avait eu lieu,  "Entre les murs"  contre  la  bande  des  Fils  du  Docteur  Richard (la bande des CLAPPEYS). Ils étaient mieux  équipés  avec  boucliers et un stock inépuisable de tomates. Ils s’étaient préparés et étaient venus nous défier en bonne et due forme. Comme quoi, l’imprévoyance et l’amateurisme n’est pas qu’une maladie actuelle.


Il y avait notre cabane à la TORNE et notre siège social sous la Grenette. C’était l’époque où, lorsqu’un cirque passait, on continuait de jouer à la ménagerie pendant un mois...


Qu’il est bon de se rappeler ces périodes.